Je partage avec vous des billets d'humeur, mes observations, ce que j'aime et n'aime pas trop. Ce ne sont pas des paroles d'évangile, juste un avis capable d'accueillir le vôtre, même contraire, sans rancune.

En ce moment je me trouve à Dakar pour une rencontre des journalistes de la sous région Afrique de l’Ouest et Centrale. J’ai eu la joie de participer à la marche qui avait été organisée par des journalistes il y a quelques jours à Dakar.
Ma joie fût grande de faire partie de cette foule qui criait « Non, non, non à l’injustice », « Nous voulons la liberté de la presse », « L’Etat a le devoir de nous protéger », « Oui à la liberté des médias »…
Une ambiance bon enfant qui m’a fait savourer les bienfaits de vivre dans un pays où la liberté de manifester s’exerce, même si elle n’est pas exhaustive. J’ai aussi expérimenté ce que cela veut dire se rallier pour une cause commune. Et oui, dans la foule, il y avait tout le monde, pas que des journalistes. Il y avait des jeunes étudiants, des syndicats d’enseignants, des personnalités politiques, la population, le sénégalais ordinaire.
Comme quoi, lorsqu’on se met tous ensemble pour demander la même chose, cela peut porter des fruits. En tout cas, les jours qui ont suivi, le Ministre du transport aérien et de l’artisanat, Farba Senghor a été démis de ses fonctions et livré au Procureur de la République pour s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés, à savoir : il est accusé d’avoir orchestré la mise à sac de deux rédactions à Dakar. La justice va faire son travail et les journalistes peuvent continuer à faire le leur. Vive la liberté de la presse ! Ouahou ! Comme dirait un sénégalais.