Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je partage avec vous des billets d'humeur, mes observations, ce que j'aime et n'aime pas trop. Ce ne sont pas des paroles d'évangile, juste un avis capable d'accueillir le vôtre, même contraire, sans rancune.

Publicité

On se protège... Et alors ?


On le sait désormais et ça a le mérite d'être clair en ce qui concerne les Etats de l'Union Européenne. Les autres savent au moins ce qu'ils veulent. Pas besoin de jouer les attendris adeptes de la citoyenneté mondiale. Ils l'ont exprimé fermement dans la soi-disant controversée "Directive de retour". Elle était contestée, mais elle est quand même passée, la démocratie passe aussi par là, il paraît.

Les 27 Etats de l'UE viennent de décider pour les clandestins réclacitrants :
- La possibilité de les garder en détention (prison) jusqu'à 18 mois avant de les reconduire chez eux ;
- Le bannissement du sol européen d'une durée de 5 ans ;
- La possibilité d'expulser également des mineurs.

Pour nos chers amis du parlement européen, ceci serait assez fort pour dissuader les clandestins déjà sur leur territoire et ceux en puissance. Il semblerait que cela commence déjà à porter des fruits d'après le cocorico lancé par la France qui aurait vu s'allonger la liste des clandestins volontaires au retour.

Ce que le cher européen repu et protégé oubli c'est que celui qu'il va incarcérer durant 18 mois vivra dans une prison dorée (nourri, logé, blanchi...) et qu'il préfèrera être prisonnier que de choisir de rentrer tant il connaît bien ce qu'il a fui. Bref.

Pendant ce temps, en face, du côté de ceux qui voient leurs ressortissants partir et se faire humilier, aucun signe. Ils regardent les autres décider de leur avenir, au lieu de trouver les moyens durables qui feraient que ceux qui veulent partir changent d'avis et que ceux qui sont partis reviennent parce que la vie chez eux leur aura donné des signaux positifs pour un changement à mettre en oeuvre ensemble.

Même si Hugo Chavez (Président vénézuélien) commence à faire du chantage en menaçant de couper les vivres (pétrole) aux pays européens qui vont appliquer cette loi, cela risque de ne pas suffir. Il faut pourtant que ce flux de migrants indésirables cesse. Mais pour cela, il faut un profond sursaut qui mettra en oeuvre des programmes internes d'assainissement au niveau politique, économique et social dans les pays désertés.

Il ne sert à rien de contraindre les autres à l'hospitalité. Ne dit-on pas que les riches ne prêtent qu'aux riches ? Le jour où nous seront reconnus comme riches, les choses changeront. Allons, mettons-nous au travail. Arrêtons de pleurnicher et de faire les minables.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article